dimanche 22 mars 2015

Drame de Clichy-sous-Bois : relaxe requise pour les deux policiers

Les plaidoiries des avocats des Nike Air Max familles de Zyed et de Bouna ont frappé les esprits, jeudi, au tribunal de Rennes. Récit.
Envoyé spécial à Rennes
Il y a des plaidoiries dont on se dit, à tort ou à raison, qu'elles sont de nature à renverser le cours apparent d'un procès. Le plus souvent elles sont prononcées en défense mais ici, au tribunal de Rennes, c'est la partie civile qui a fait, jeudi, forte impression.
Deux policiers comparaissent depuis lundi pour non-assistance à personnes en danger, après la mort par électrocution, le 27 octobre 2005, de Zyed Benna et Bouna Traoré, deux adolescents de Clichy-sous-Bois. Muhittin Altun, grièvement blessé, a survécu. L'une des spécificités de ce dossier réside dans le fait que, depuis le début, le parquet penche pour le non-lieu ou la relaxe. De sorte que dix ans après les faits, Requin Tn Mes Emmanuel Tordjman et Jean-Pierre Mignard, conseils des parties civiles, sont les seuls à soutenir l'accusation.
Me Tordjman se lève le premier. Il prend le dossier à bras-le-corps, monte en puissance jusqu'à emplir l'espace de sa colère, donne une voix qui porte à ses clients qui, eux, n'ont pas su se livrer au micro, terrassés par l'émotion et la solennité de l'instant. Il brosse la chronique d'une course-poursuite en Seine-Saint-Denis, qui ne peut s'achever que dans le drame, et se place sous le patronage de la cour de cassation et de la chambre de l'instruction de Rennes, les deux instances qui ont rendu possible ce procès si éloigné des faits dans le temps comme dans l'espace.
L'orateur cogne dur. On ne monte pas sur un ring avec un nécessaire de broderie, aussi son propos ne tient-il pas de la glose compassée de jurisclasseur. Mais, à l'issue de débats plutôt propices aux fonctionnaires poursuivis, Nike Ninja la partie civile - qui, de toute façon, sort de son territoire pour.

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